Migrer 6 000 assets IT dans un grand groupe bancaire, c'est piloter un programme de transformation qui touche au cœur du SI. J'ai vécu cette aventure chez BNP Paribas FGAT entre 2016 et 2019. Voici les étapes clés, les pièges évités et les résultats obtenus.
Avant de déplacer la moindre machine virtuelle, j'ai passé deux mois à fiabiliser l'inventaire. Chaque asset (serveur physique, VM, baie de stockage, lien réseau) a été documenté avec ses dépendances applicatives. Cette cartographie a révélé des « zombies » — des serveurs allumés mais sans usage — qui représentaient 5 % du périmètre.
Le projet NDC (New DataCenter) comprenait six volets distincts, que j'ai pilotés en parallèle :
Le V2V (Virtual-to-Virtual) a consisté à migrer des VMs VMware vers l'infrastructure convergente Vblock. Chaque vague de migration était planifiée la nuit, avec une fenêtre de 4 heures, précédée d'un runbook testé en environnement de pré-production. Le P2V (Physical-to-Virtual) a nécessité une étape préalable de scan des serveurs physiques avec l'outil VMware Converter, puis une bascule coordonnée avec les équipes applicatives.
En environnement bancaire, aucun arrêt de service n'est toléré. J'ai mis en place un plan de réversibilité pour chaque wave : en cas d'incident, un rollback automatique permettait de revenir à l'état antérieur en moins de 30 minutes. Chaque comité de pilotage hebdomadaire réunissait DSI métier, DSI technique et stream-leaders pour valider les prochaines vagues.
En 18 mois, l'ensemble du périmètre a été migré sans interruption de service. Le taux d'incident post-migration a été inférieur à 0,5 %. Surtout, la nouvelle infrastructure a permis de réduire la consommation électrique du datacentre de 15 % et de préparer l'arrivée du Cloud BNP Paribas.
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